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    20 February

    suis je ou suis je?

    Petite chanson toujours, avec pas mal d ironie toujours, c est comme ca que je le ressens et le vis, j espere que c est egalement percu comme cela
     
     
    Je suis
    présente et absente
    Dans la paix la tourmente
    je suis
     
    Je suis sans vouloir être qui je suis
    Amère et solitaire
    Toujours dans un monde qui diffère
    Je ne suis jamais d'ici moi qui voudrais tant suivre
    Suivre le mouvement
    Suivre les faux-semblants
    Porter le masque complaisant
    Me fondre dans le moule carcan
     
    Le chien le chat le mari les enfants
    Un bon travail pour gagner plein d 'argent
    Un jardin clos avec un portail blanc
    Abritant le pavillon du lotissement
     
    Je suis sans vouloir être qui je suis
    Amère et solitaire
    Toujours dans un monde qui diffère
    Je ne suis jamais d'ici moi qui voudrais tant suivre
     
    Pouvoir parler sans jamais rien dire
    ëtre capable de m'intéresser
    Au cours de la bourse aux voitures même lire
    Femme actuelle sans jamais m'ennuyer
     
    Prendre plaisir à faire du tricot
    les courses dans les rayons de l'Unico
    Guetter le voisin derrière les rideaux
    Tout relater aux potes de boulot
     
    Je suis sans vouloir être qui je suis
    Amère et solitaire
    Toujours dans un monde qui diffère
    Je ne suis jamais d'ici moi qui voudrais tant suivre
     
    Incapable de suivre les chemins imposés
    J erre dans les méandres limpides
    de mes sentiers détournés
     
    Moitié ermite, toujours cynique
    Avidité de société
    Insupportée par les places publiques
    Au désert, désespérée
     
    Je suis sans vouloir être qui je suis
    Amère et solitaire
    Toujours dans un monde qui diffère
    Je ne suis jamais d'ici moi qui voudrais tant suivre
     
     
    Je suis celle qui ne peut suivre
    je suis celle qui ne suit pas
    C'est ainsi que les jours se suivent
    Sur les voies de pas à trépas
     
    Et à défaut de suivre je suis
    A défaut de suivre je suis
    Adéfaut de suivre je suis
    Je suis et ne suis jamais qui je suis
    11 February

    tokyo, novembre 2007

    Dans l'attente s'égrainent les heures
    Dans l'attente s'éventrent les peurs
    Résurgences d'infantes angoisses
    tremblant de toute ma carcasse
    Jouet des émotions
    je fugue en déraison
    Prisonnière de pensées
    devant mon incapacité
     
    refrain
    le vent de sérénité souffle dans les prés
    les chemins de liberté s'ouvrent à nos pieds
    devant nos portes fermées
     
    je fulmine lion en cage
    dans le béton sarcophage
    ecartelée entr rage
    et regards anthropophages
     
    refrain
     
    Automates aux codes colurtois
    Aux yeux reptiliens sournois
    Nonchalance galicienne
    dignité marmorénne
     
    De différents similaires
    aux déclarations de guerre
    humainement prisonniers
    d illusoire identité
     
    refrain
     
    et je quête la clef des champs à tâtons à tâtons
    je quête la clef des champs
    dans mon grand enfermement

    Anse vata, novembre 2007

    Café sur Anse Vata
    bien peu qui mène à soi
    et je croise les soldats
    centurions de l'apparât
    Eternelle fuite du temps
    courons puisqu il est encore temps
    abjecte oisiveté
    vade retro vérité
     
    refrain
    et moi je ne suis ni d ailleurs ni d'ici
    mon âme est mon pays
    monde mon esprit
     
    chaque jour qui m entraine
    brise un maillon de chaine
    intolérante aux leurres
    des masques ensorceleurs
    je cours je saute je vole
    dans l ombre farandole
    du vent de l oubli
    dévidée par  Lachésis
     
     
    refrain
     
    les mondes parallèles
    en mon no man's land se mèlent
    entre feu arc et carquois
    tel un gibier aux abois
    brisons les antoiques coutumes
    dont l intérêt n est que posthume
    mirifique société d'or et d argent parée
     
    refrain
     

    elle est pas intellectuelle celle là

    aJe ne suis pas la petite poupée
    La frêle sylphide au port altier
    La belle aux jambes de gazelle
    dont un seul regard ensorcelle
    je sors d un tableau de Rubens de Caravage ou de joardens
    Poitrine absente croupe indolente
    partez donc si ca ne vous contente
     
    refrain
    Mes chemins ne mènent pas à Rome
    mais où est donc le mal en somme
    mes chemins ne mènent pas à Rome
    qu importe que cela vous etonne
     
    je n ai pas le gout du clinquant
    de l apparât condescendant
    la douceur la vie du foyer
    qu on impute à féminité
     
    Mon intérieur est imparfait
    imite parfois les chantiers
    a briquer domus je prefere
    errer sur les chemins de terre
     
    refrain
     
    les goûts du moment m'indiffèrent
    les ors du paraitre
    me laissent de pierre
    les signes exterieurs de richesse
    ne sont pour moi enchanteresses
     
    je préfère la boue aux pavés
    le tronc d'un chêne aux dvd
    automobiles, bourse et masure
    sont bien plus vaines que pâture
     
    refrain
     
    mes propos de science fiction
    vous font croire en ma déraison
     vous parlez dérives sectaires
    quand tombent les prisons de chimères
     
     
     
    10 February

    les oceans des emotions

    Dans les eaux des émotions
    Happée par les fluctuations
    Jetée, éparpillée
    De nos pulsions enragée
    Jouet des mouvements de houle
    Plombée de nappes de fioul
    Les entrailles rongées
    Et l'âme déchiquetée
     
    Refrain
    Et du Styx au Lethé
    Sans cesse la barque ne fait que passer
    Sur les chemins de destinée
    s accepte ce qui est
     
    Mon sang charrie le cloaque
    De violences aphrodisiaques
    Criblée de part en part
    Des illusions, faux espoirs
     
    Cobditionnée à prendre le noir
    Dans un monde de monstres de foires
    Hurlements de damnés
    Remontées d'acidité
     
    Refrain
     
     
    Projetée sur les falaises
    De nos souffrances de braises
    Vêtue de tous les maux comme uniques oripeaux
     
    Et les embruns de colère
    Rugissant des flots amers
    Enserrent le gosier de fils de barbelés
     
    Refrain
     
     
    Au froid marasme du sol
    s'échappe le vitriol
    de l être écartelé
    Vers la mythique Thulé
     
     
    Refrain
                                                                                               
    Et du Styx au Lethé
    Sans cesse la barque ne fait que passer
    Sur les chemins de destinée
    s accepte ce qui est
     
    Par l'oubli qui mène à la joie
    selibèrent les germes de soi
    par soleil et brise légère
    s'éclosent les asters*
    par la sève irriguée
    graines et tiges vers les cieux
    ont poussé
    les feuilles accueillant la rosée
    les petales déployées
     
     

    rencontres impromptues au lien d'un fil ténu

    un des premiers textes que j ai écrit, une chanson lors d'un pétage de cable total dans le musée deserté, un soir d'hiver, alors que j avais passé la journée à écrire un article de synthèse sur l'exposition de lété 2007, pompeusement intitulé, Le patrimoine religieux des églises du sud de l'Indre, art et dévotions populaires de la fin du XVIè siècle au début du XIXè siècle. Mais j ai bien rigolé à me lâcher, entre ironie et gravité, simpliste et à retravailler mais symptomatique d'un ici et maintenant
     
     
     
    Je n'en peux plus de ce texte
    Les saints me sortent par les yeux
    Dès qu'on sort du contexte ça devient très hasardeux
     
    Refrain
    Je vis dans une église
    où les statues me hèlent
    Je vis dans une église jusque dans mon sommeil
     
    Les mots collent puis s'envolent
    par la fenêtre des jours
    Dans le vent qui s'affolent
    Ils sont bannis du discours
     
    Refrain
     
    Le temps passe et s'effacent
    les souvenirs des amours
    Du fond de ma carcasse
    je les renvoie sans détours
     
    Refrain
     
    Dans la boîte écarlate
    Palpitent les maux trop lourds
    Il se peut qu'elle éclate
    Sous le rythme des coups sourds
     
    Refrain
     
    Les fardeaux oripeaux
    s'ajoutent  aux chaînes familiaux
    Fatiguée de mon hourd
    je sème tout dans les labours
     
    refrain
     
     
     
     

    etretemps

    Mon corps frissonne
    Au son du métronome
    De ces torpeurs atones
     que mon âme emprisonne
    Antique belladonne
    Au vitriol tricorne
    Et le coeur s'empoisonne
    A l'exile de l'automne
    A jamais Perséphone
    Dans l'aigre martyrium
    De nuées corviformes
     
    La vie frissonne en mon coeur métronome
    Qu angélique Pomone
    Insuffle ad infinitum
    Cérès frissonne en mon coeur métronome
    Shakti via d'otium
    en la sève bourgeonne
     
    Mon coeur frissonne au son d'un métronome
    Mon corps frissonne en mon coeur métronome
    Mon coeur frissonne au son d'un métronome
    Mon corps frissonne en mon coeur métronome

    paradis de mievrerie

    Bon j ai un peu honte mais je me lance et vous livre les meandres houleux de l'océan des maux ou gîte ma barque, de douleur à douceur, de champs Elysées à cloaques. Entre mièvrerie et amertume, quêtant la sérénité en mes eaux de fortune.
    Beaucoup sont des chansons, quelques uns de simples textes, toutes un pan de tissu, soyeux ou lacéré, un instantané de ce que je vis. Je n ai pas le reflexe des photographies pour livrer aujourd'hui, je n ai que l'écrit. Sans prétention ni recherche, je ne fais que cracher les entraves d'émois,  J'ai trop joué Sisyphe et je quête le moi. Bonne lecture j espère, et sinon... tant pis....